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VIH 101


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VIH 101


 

Qu’est-ce que le VIH?

L’acronyme VIH signifie « virus de l’immunodéficience humaine ».

Le VIH est un virus qui attaque le système immunitaire du corps humain. Avec le temps, ce système s’affaiblit, et la personne qui a contracté le VIH peut être atteinte de plusieurs maladies. Au bout d’un certain temps, le système immunitaire ne peut plus défendre le corps contre les infections, les maladies ou les cancers parfois mortels. Le sida est le stade avancé de la maladie VIH.

 

D’où est venu le VIH?

Personne ne sait avec certitude d’où provient le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Il existe de nombreuses théories, mais aucune n’a été prouvée ou rejetée inconditionnellement.

Comment le VIH cause-t-il le sida?

Le VIH infecte et détruit les globules sanguins dont le système immunitaire a besoin pour fonctionner. Il demeure dans le corps pendant des années, détruisant les globules sanguins jusqu’à ce que le système immunitaire soit tellement endommagé que le sida se déclenche (on appelle aussi le sida le « stade avancé du VIH »). à ce stade, le VIH a affaibli le système immunitaire au point où celui-ci ne peut plus combattre certains types d’infections que d’autres personnes peuvent éloigner.

Au Canada, un médecin pose un diagnostic de sida lorsqu’une personne atteinte du VIH contracte une ou plusieurs maladies précises associées au sida, comme les pneumonies bactériennes récurrentes, la tuberculose pulmonaire ou un cancer envahissant du col de l’utérus. On appelle parfois ces maladies « infections opportunistes ». Une personne très malade du VIH peut cependant ne pas avoir reçu un diagnostic de sida.

Qui peut contracter le VIH?

Toute personne qui a des relations sexuelles non protégées (surtout avec pénétration) ou qui partage des aiguilles avec une personne séropositive pour le VIH, ou dont elle ignore l’état sérologique, court le risque d’être infectée par le virus. Si vous croyez que le VIH et le sida n’affectent que les hommes gais et les utilisateurs de drogues injectables, vous vous trompez. Les hétérosexuels, les jeunes, les femmes et les personnes qui vivent en milieu rural ne sont pas à l’abri du VIH. Le virus ne fait pas de distinction. Ce n’est pas qui vous êtes et l’endroit où vous vivez qui compte, mais ce que vous faites.

Les hétérosexuels

La proportion de nouveaux cas d’infection lors de rapports hétérosexuels augmente constamment depuis 20 ans et atteignait 21 % des nouveaux cas en l’an 2000. à l’échelle mondiale, les hétérosexuels contractent plus de 70 % des infections à VIH

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VIH au Canada


VIH au Canada


Nombre estimé de cas prévalents de VIH au Canada et intervalles d'incertitude à la fin de 2008 et de 2005. (les estimations ponctuelles et décimales sont arrondies.)

HRSH: Hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes; UDI: Utilisateurs de drogues injectables; Hétérosexuels/VIH non endemic: contacts hétérosexuels avec une personne qui est soit infectée par le VIH, soit susceptible d'être infectée par le VIH, ou une personne pour qui les contacts hétérosexuels constituent le seul facteur de risque déterminé; Hétérosexul/VIH endémic: hétérosexuel provenant d'un pays où l'infection à VIH est endémic; Autres: receveur de transfusions sanguines ou de facteur de coagulation et cas de transmission périnatale et professionelle. [Actualités en épidémiologie du VIH/Sida; Juillet 2010 - Agence de la santé publique du Canada
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Transmissionduvih


Transmissionduvih


Vous pouvez être infecté si vous faites les choses suivantes(avec une personne séropositive pour le VIH ou dont vous ignorez l’état sérologique) :

  • avoir des relations sexuelles avec pénétration vaginale ou anale sans condom en latex ou en polyuréthanne (il s’agit d’un comportement à risque très élevé)
  • avoir des relations sexuelles orales sans protection au cours desquelles le sperme, les sécrétions vaginales ou les pertes menstruelles entrent en contact avec des lésions ou des plaies (même minuscules) dans la bouche (il s’agit d’un comportement présentant des risques moins élevés).
  • partagez des aiguilles ou d’autres accessoires pour vous injecter des drogues comme de la cocaïne, de l’héroïne ou des stéroïdes (vous pouvez transmettre des quantités indétectables de sang par les aiguilles, les seringues, l’eau de dissolution, les filtres de coton, les pailles ou les pipes) (il s’agit d’un comportement à risque très élevé)
  • partagez des jouets érotiques, des rasoirs ou des brosses à dents (il s’agit d’un comportement présentant des risques moins élevés).

Par quels autres moyens peut-on contracter une infection?

  • Les femmes séropositives pour le VIH peuvent transmettre le virus à leur bébé durant la grossesse ou l’accouchement ou par l’allaitement
  • En ayant reçu une transfusion de sang ou de produits sanguins au Canada avant 1986 (depuis, les tests effectués sur le sang et les produits sanguins rendent les risques d’infection très faibles).

 

Y a-t-il des moyens de me protéger si je décide de boire de l’alcool ou de m’injecter des drogues?

L’alcool ou les drogues ne peuvent vous infecter avec le VIH, mais les risques que vous prenez en buvant ou en vous droguant peuvent vous faire contracter le virus.

Réduisez vos risques d’infection au VIH :

  • Limitez votre consommation d’alcool ou de drogues avant d’avoir des relations sexuelles. De cette façon, il est plus probable que vous prendrez des précautions.
  • Si vous avez l’intention de consommer de l’alcool ou des drogues, procurez-vous des condoms en latex ou en polyuréthanne (ou d’autres dispositifs de protection) et/ou des aiguilles propres avant de sortir (vous pouvez habituellement obtenir des condoms et des aiguilles gratuitement au SIDA Moncton).
  • N’ayez jamais de relations sexuelles non protégées
  • Adoptez les techniques d’utilisation des seringues à risques réduits : utilisez une aiguille et des accessoires neufs chaque fois que vous vous injectez des drogues; ne partagez pas vos accessoires d’injection.

Si je n’ai pas d’autre choix que de réutiliser mes accessoires d’injection de drogues, y a-t-il moyen de réduire mon risque d’infection?

Vous pouvez réduire le risque d’infection en nettoyant votre aiguille et votre seringue :

  • Remplissez la seringue d’eau propre, secouez-la pendant 30 secondes et videz-la. Jetez l’eau.
  • Remplissez la seringue d’eau de javel, secouez-la pendant 30 secondes et videz-la. Répétez l’opération.
  • Remplissez de nouveau la seringue avec de l’eau propre, secouez-la pendant 30 secondes et videz-la. Jetez l’eau. Répétez l’opération.

Attention : en nettoyant vos aiguilles à l’eau de javel, vous réduisez votre risque de contracter le VIH, mais d’autres virus, comme celui de l’hépatite, sont résistants à l’eau de javel. Ne réutilisez pas vos aiguilles à moins de n’avoir pas d’autre choix.

Comment savoir si je cours un risque en me faisant tatouer ou percer la peau?

La façon la plus sécure de se faire tatouer ou percer la peau est d’aller chez un professionnel. Le VIH peut être propagé lors du tatouage ou du perçage de la peau quand de petites particules de sang invisibles demeurent sur des instruments qui ont été mal stérilisés. Ces particules peuvent également rester dans l’encre des tatouages

Les perceurs professionnels

  • utilisent des bijoux fait d’acier de chirurgie ou de niobium
  • n’utilisent pas de poinçon de perçage.

Les tatoueurs professionnels:

  • versent leur encre dans des contenants neufs et jetables
  • n’utilisent ces contenants que pour votre tatouage

Les perceurs et tatoueurs professionnels:

  • utilisent chaque fois des aiguilles neuves et stérilisées
  • portent des gants en latex
  • affichent de l’information sur la sécurité dans leur salle d’attente
  • donnent des renseignements sur la façon d’éviter les risques d’infection après une procédure
  • sont expérimentés et bien informés
  • stérilisent les instruments réutilisables dans un autoclave (un appareil qui utilise de l’eau très chaude pour stériliser; les accessoires doivent être stérilisés à 121 °C [250 °F] pendant 30 minutes).
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Risques


Risques


Vous ne POUVEZ PAS être infecté par :

  • les simples contacts de tous les jours
  • les poignées de main, les étreintes ou les baisers
  • la toux, les éternuements
  • le don de sang
  • les piscines, les sièges de toilettes
  • les ustensiles de cuisine et les fontaines
  • les moustiques, les autres insectes ou les animaux.

Y a-t-il des risques à côtoyer une personne atteinte du VIH?

Non! Il n’est en fait pas dangereux de travailler, d’étudier ou de jouer avec des personnes infectés du VIH ou du sida. Il n’y a pas de risque non plus pour les enfants qui vont à la garderie ou à l’école et qui côtoient des enfants atteints du VIH ou du sida.

Qu’appelle-t-on les précautions universelles?

Les précautions universelles sont des consignes de prévention des infections élaborées pour protéger les travailleurs contre l’exposition aux maladies qui se propagent par le sang et les autres fluides corporels. Par ces consignes, on veut protéger les gens contre les infections et contre toute discrimination en prenant pour acquis que toute personne peut être infectée par une maladie véhiculée par le sang, comme le VIH ou l’hépatite.

Si jamais vous devez nettoyer du sang ou tout autre fluide corporel, peu importe de qui, portez des gants en latex, nettoyez la surface salie et désinfectez-la avec une solution fraîche d’eau de javel (1 partie d’eau de javel pour 9 parties d’eau). Mettez les articles souillés dans un sac en plastique scellé et jetez-les dans un récipient à ordures fermé. Puis, lavez-vous les mains à l’eau chaude et au savon. Lavez séparément à la machine tout le linge souillé, à l’eau chaude savonneuse.

La Charte canadienne des droits et libertés interdit toute discrimination envers les personnes handicapées, y compris celles infectés du VIH ou du sida. Les lois canadiennes considèrent le VIH et le sida comme des invalidités, au même titre que d’autres problèmes médicaux.

Comment réduire le risque pendant les relations sexuelles?

Il est possible de s’amuser et d’avoir des relations sexuelles érotiques en ne prenant aucun risque de contracter le VIH. Vous n’avez qu’à opter pour des relations qui évitent que du sang , du sperme ou des sécrétions vaginales n’entrent en contact avec votre circulation sanguine.

Quelles sont les activités sexuelles à risques réduits?

Certaines activités sont absolument sans danger :

  • les baisers, y compris les baisers pénétrants;
  • les étreintes;
  • les massages
  • les caresses, le toucher et la friction
  • la masturbation (seul(e) ou avec votre partenaire).

Risque faible :

  • Le sexe oral comporte certains risques, mais ces risques sont faibles, car la salive ne transmet pas le VIH. Cependant, si vous avez des lésions ou des plaies ouvertes dans la bouche (même minuscules), du sperme ou des sécrétions vaginales infectés pourraient s’infiltrer dans votre circulation sanguine lorsque vous léchez ou sucez le pénis d’un homme ou le vagin d’une femme

Risque élevé

TLes parois du vagin et de l’anus sont minces et délicates et peuvent se déchirer facilement. Même une déchirure si petite qu’elle est indétectable peut laisser entrer le VIH dans la circulation sanguine. C’est pourquoi les formes de relations sexuelles les plus risquées sont :

  • la pénétration vaginale ou anale sans condom
  • le partage et l’insertion de jouets érotiques sans condom ou sans nettoyer les jouets entre chaque utilisateur

Ne réutilisez jamais un condom.

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Dépistage


Dépistage


Devrais-je passer un test de dépistage du VIH?

Envisagez de passer le test si vous ou votre partenaire :

  • avez déjà eu des relations sexuelles, surtout avec pénétration vaginale ou anale, sans condom en latex ou en polyuréthanne (ou autre dispositif de protection)
  • avez eu des relations sexuelles après avoir consommé de l’alcool ou des drogues; il est possible que vous ne vous soyez pas protégés
  • avez partagé des aiguilles ou des seringues pour vous injecter des drogues (y compris des stéroïdes) ou d’autres accessoires d’injection : de l’eau, des filtres de coton, des réchauds, des pipes, des pailles, etc.
  • avez des tatouages ou des perforations corporelles, ou encore avez subi des traitements d’acupuncture faits avec des accessoires non stérilisés
  • avez reçu une transfusion de sang ou de produits sanguins avant novembre 1986.

Que se passe-t-il lorsque je passe le test?

Le test de dépistage du VIH est une analyse sanguine ordinaire qui révèle si oui ou non vous êtes séropositif (atteint du VIH). On prélève un peu de sang de votre bras, et vous avez les résultats deux ou trois semaines plus tard.

L’analyse sanguine n’est pas le seul type de test de sérodiagnostic du VIH; il existe un test oral (analyse de salive), un test d’urine, un test rapide et un autotest, mais ils ne sont pas disponibles à grande échelle au Canada. Un test de génotypage peut également détecter la présence du VIH dans le sang ou identifier une souche particulière de VIH, mais ce test est cher, et on ne l’utilise qu’en cas d’urgence.

Pourquoi passer un test?

Pour déterminer votre état sérologique relativement au VIH. Si vous découvrez que vous êtes séropositif, vous pouvez :

  • vous faire traiter rapidement et demeurer en santé;
  • vous faire traiter si vous êtes enceinte pour diminuer les risques que votre bébé ne soit infecté par le VIH;
  • prendre des précautions pour ne pas infecter une autre personne
  • Toute personne qui passe le test de dépistage des anticorps anti-VIH reçoit en général du counseling avant et après le test. Posez toutes les questions qui vous préoccupent et demandez du soutien; vous avez le droit d’être bien informé.

Si vous découvrez que vous êtes séronégatif pour le VIH, l’expérience aura réduit votre niveau de stress, car vous connaïtrez votre état sérologique et vous en saurez davantage sur les moyens de réduire vos risques d’infection.

Quand devrais-je subir un test de dépistage?

Le test de dépistage du VIH détecte les anticorps produits pour combattre le virus. Comme les anticorps anti-VIH ne sont pas détectables dans le sang pendant une période de trois à six mois après l’infection, attendez au moins trois mois après avoir eu un comportement à risque avant de subir un test. Que vous pensiez être infecté ou non, ayez toujours des pratiques sexuelles à risques réduits et évitez de partager des accessoires pour consommer des drogues injectables. On appelle cette période de trois à six mois la « fenêtre sérologique » ou la « période silencieuse ». Si vous avez été infecté par le virus, c’est pendant la période silencieuse que vous risquez le plus de transmettre l’infection; vous pourriez donc infecter une autre personne avec le VIH avant même de connaïtre votre état.

Pour l’information plus détailler visitez CATIE

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FAQ


Foire aux questions

FAQ


Foire aux questions

Questions souvent demandéES

Peut-on guérir le VIH/sida?

Non. Il n’y a aucun moyen de guérir le VIH ou le sida.

Les médicaments que l’on utilise pour traiter les infections à VIH s’appellent « traitements antirétroviraux hautement actifs » (ou « multithérapies »). Ce sont des mélanges de plusieurs médicaments, comme l’AZT, le 3TC et le ddI, et d’inhibiteurs de protéase; ils agissent en ralentissant la progression du VIH dans le corps, mais ils ne débarrassent pas le corps du virus et ne guérissent pas le sida. Ces médicaments contribuent à faire baisser la charge virale dans le sang, ce qui renforce le système immunitaire et maintient certaines personnes en bonne santé plus longtemps.

Y a-t-il un vaccin contre le VIH/sida?

Non. Il n’existe pas de vaccin contre le VIH ou le sida.

Vous avez peut-être entendu dire que les scientifiques cherchent un vaccin pour prévenir les infections à VIH. C’est exact, mais selon la plupart des spécialistes, la découverte d’un tel vaccin n’est pas pour demain. Il y a eu récemment quelques percées prometteuses dans la recherche de vaccins susceptibles de réduire la charge virale (la quantité de VIH dans le corps), et donc les risques de propager le virus. Il faudra toutefois encore plusieurs années avant que l’on découvre un vaccin qui prévienne le VIH.

Y a-t-il une « pilule du lendemain » qui prévienne l’infection par le VIH?

Non. Aucune pilule ne prévient les infections à VIH.

Vous avez peut-être entendu parler de médicaments contre le VIH qui préviennent l’infection après l’exposition. On les appelle les prophylaxies post-exposition (PPE). Ce n’est pas une simple pilule; une PPE est un traitement de quatre semaines combinant plusieurs médicaments anti-VIH; elle peut réduire (mais non éliminer) le risque de séropositivité chez les gens exposés au virus. La personne visée doit prendre de très fortes doses des médicaments antirétroviraux qui servent à traiter les infections à VIH. Elle doit observer des consignes très strictes et prendre de nombreuses pilules, plusieurs fois par jour. Les effets secondaires possibles de la PPE sont la nausée, la fatigue, le gonflement du foie et les calculs rénaux.